Agenda culture Afrique du 10 au 16 juin 2018

 

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain, avec Anne Bocandé, rédactrice en chef d’Africultures.com.

Au Sénégal, la Biennale de Dakar, c'est fini. Mais il est encore temps de profiter de certaines expositions.

Le centre d’art, espace d’éducation artistique, Raw Material Company, fondé en 2008, a choisi de prolonger l’exposition programmée dans le Off de DAK’ ART, la biennale d’art contemporain de Dakar qui, elle, a fermé sa treizième édition le 2 juin dernier.

L’exposition « La révolution viendra sous une forme non encore imaginable » est à voir jusqu’au 15 juin prochain. Dans cette exposition, l’écrivaine et historienne algérienne, Zahia Rahmani propose, à travers une installation vidéo et sons, de regarder les deux derniers siècles à travers les récits de plusieurs revues non-européennes. Des revues écrites par des populations qui ont connu le colonialisme, l’esclavage, l’apartheid et le génocide. Des publications produites de manière dissidente -pour beaucoup- et qui témoignent des luttes, des résistances, d'espaces d’émancipation.

Il y a également un deuxième volet dans cette exposition : « 1968-1988 au lendemain de la révolution ? », documentée de revues éditées uniquement au Sénégal pendant cette période et de chants de révolutions.

Au Bénin, l’artiste béninois Daavo présente « Exposition-Come see » au restaurant Le Lambi’s après avoir montré ses œuvres au centre arts et cultures de Lobozounkpa. L’artiste formé en génie civil et en architecture se distingue de plus en plus par son travail artistique autour de l’urbanisme. 
Après avoir réalisé la maquette d’une ville africaine imaginaire, il a récemment conçu, lors d’une exposition collective au lieu culturel Le Centre, une œuvre autour d’un imaginaire de la ville d’Alep en Syrie. Son nouveau travail est à découvrir jusqu’au 20 juillet au restaurant le Lambi’s dans la Haie Vive à Cotonou.

Nous sommes maintenant à Kinshasa,  avec les mots de l’artiste slameur Yekidima

Avec ce slam « Je te présente Kinshasa », l’artiste Yekima offre dans son clip une plongée dans la capitale congolaise. Il sera présent dans la 12ème édition du festival Jazz Kif, qui ouvre ses portes vendredi prochain. « Peace, love, and music », c’est le thème de ce festival lancé à l’initiative d’artistes et amoureux de la musique se tient jusqu’à dimanche soir.

Aux côtés de Yekima, il y aura l’artiste camerounaise, Charlotte Dipanda avec son nouvel album « Un jour dans ma vie », le groupe de hip hop sénégalais, Daara J Family, ou encore la star malienne Oumou Sangare qui accompagnera la fin de cette chronique dominicale avec le titre « Yere Faga » extrait de l’album Mogoya. Mogoya signifie « les relations humaines aujourd’hui », un album sorti l’année dernière, 8 ans après son précédent opus.

Sortie littéraire, coup de cœur Africultures cette semaine : avec le second recueil du théâtre « Le Tarmac », scène de création et de représentation installée à Paris, vient de paraître. Il est constitué de trois textes que nous vous invitons à lire :

- Une pièce intitulée « Comme un goût de sang » signée Eric Delphin Kwégoué, dramaturge congolais. Il y aborde, de front, le thème du terrorisme.

- Le second texte est titré « Arènes intérieures », porté par Kokouvi Dzifa Galley, dramaturge togolais, autour d’un combat rituel et de ses enjeux.

- Et le troisième et dernier texte est « Que ta volonté soit Kin» de Sinzo Aanza. Une plongée dans la nuit kinoise à travers le portrait de deux femmes.

C’est publié aux éditions Passage, préfacé par Virginie Brinker, professeure et chercheure en littératures francophones.