Après avoir séché la banlieue l’ADM veut  se projeter vers les régions de l’intérieur du pays

Pendant plusieurs décennies, les inondations ont été la pire hantise de certaines zones de la capitale du Sunugaal. Toutefois, depuis quelques années, des efforts sont consentis de part et d’autre pour l’assèchement de ses zones. Maître d’œuvre de la plupart des ouvrages installés sur place à travers le PROGEP (Projet de Gestion des Eaux Pluviales), l’Agence de développement municipal (ADM) a considéré qu’il est maintenant temps de se projeter vers les autres régions du Sunugaal. En effet, présidant, lundi, l’ouverture de la 4e session de formation des acteurs portant sur le thème : «Gestion urbaine : règlementation, normes et standards» à Saly, le Directeur général de l’ADM a expliqué : «Le projet a démarré depuis 2013 et a permis de réaliser des bassins, des canalisations et même d’aménager des espaces de loisirs et des parcours sportifs pour les populations». Cheikh Issa Sall ajoute : «Ce projet a permis de transformer radicalement l’image et la physionomie des villes comme Guédiawaye et Pikine mais aussi des communes qui étaient même en train d’être désertées par les populations comme Dalifort, Médina Gounasse, Niéti Mbar, et toute la banlieue (ndakaaroise)». 

 

Dans cette lancée, le DG de l’ADM fait savoir que les résultats de ce projet ont été très positifs et conduisent à une volonté de projection vers d’autres cieux. «Vu les résultats très positifs de ce projet, la Banque mondiale, le Fonds Nordique du Développement et l’Etat du (Sunugaal), avaient finalement convenu d’un financement additionnel qui nous permet maintenant d’être à Diamniadio pour y faire de la planification urbaine, l’aménagement de l’espace», a-t-il informé. La Directeur de l’Appui au Développement local au ministère de la Gouvernance Territoriale du Développement et de l’Aménagement Territorial de dire ensuite que le diagnostic fait des inondations de 2009 montre que la banlieue de Ndakaaru était la zone la plus affectée. «Maintenant, l’ADM est dans une dynamique, elle veut agir au lieu de réagir», a confié Mbagnick Diouf qui note qu’«ils ont pensé déjà être à Saint-Louis et à faire une requête pour élargir le programme dans les autres régions du Sénégal». 

Et d’après  le DG l’ADM, Saint-Louis est confrontée à beaucoup de défis, surtout l’érosion côtière avec la langue de Barbarie qui est menacée de disparition. «Le PROGEP est présent pour essayer avec les collectivités territoriales concernées de lutter contre l’érosion côtière et de mettre les populations dans les conditions de sécurité idoines», selon M. Sall qui relève que ce projet d’un coût de 57 milliards CFA a permis à la fois de réaliser des ouvrages et de renforcer les compétences et les capacités des acteurs dans le cadre de la gestion des eaux pluviales. «On a soumis une autre requête de 37 milliards CFA à nos partenaires pour nous permettre de l’étendre dans d’autres collectivités territoriales qui sont dans les mêmes situations de risques que la banlieue dakaroise, que Diamniadio et Saint-Louis», a-t-il informé.