Classement Doing Bussiness - Le Sénégal veut être dans le Top 100 d’ici à 2018

Etre dans le Top 100 du classement Doing Business d’ici à 2018. Telle est l’ambition du pays de la « Téranga ». Le défi reste grand mais pas insurmontable. 25 mesures dont 9 phares sont retenues.

Réformer davantage l’environnement des affaires afin d’être bien classé dans le Doing Business. C’est le pari du gouvernement sénégalais à la suite d’un Conseil interministériel tenu le lundi 6 Février dernier. Le but, attirer plus d’investisseurs afin d’assurer le décollage du pays. Si le défi paraît énorme, il est toutefois réalisable aux dires du porte-parole du gouvernement Seydou Guèye qui faisait l’économie de la rencontre. Selon lui, de 2011 à 2016, le Sénégal a fait un bond significatif de 30 places dans le classement de Doing business. La nouvelle feuille de route a été présentée par le ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’Etat et validée par le gouvernement « après échanges et discussions ».

Le porte-parole du gouvernement a rappelé l’un des principaux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) est de faire du Sénégal « une destination privilégiée des investisseurs privés en vue de la création de richesses et d’emplois ». Le pays a déjà engagé d’importantes réformes qui lui ont permis d’être classé parmi les grands réformateurs du monde, précisant que ce classement est une « volonté du Sénégal ». Le porte-parole du gouvernement sénégalais a fait remarquer que des « réformes importantes » menées par le pays ne sont pas pris en compte dans la Doing Business. Entre autres, l’adoption de la loi sur les Zones économiques spéciales intégrées (Zesi), les réformes sur le foncier, la baisse du coût de l’électricité qui devra intervenir en mars au plus tard.

Neuf mesures nouvelles phares ont été prises par le Sénégal pour améliorer son classement dans le Doing Business. Elles font partie des 25 dont 3 dites de correction. 13 anciennes mesures figurent dans cette feuille de route. Ces mesures portent particulièrement sur la création d’entreprises, le permis de construction, le transfert de propriété, l’exécution des contrats. S’agissant du commerce transfrontalier, un guichet intégral sera mis au Port autonome de Dakar sous forme de centre de services et de traitement de toutes les formalités pour faciliter les activités d’import et d’export. Egalement, la feuille de route compte d’autres axes en matière de liquidation d’entreprises et d’accès au crédit.

D. MANE