Des prothèses dentaires remboursées à 100 %

C’est théoriquement la fin programmée des renoncements à des soins dentaires pour raisons financières. Le texte prévoyant la mise en application de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’un « reste à charge zéro » pour les soins prothétiques a été adopté, vendredi 1er juin, à plus de 90 % par les dentistes de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), après l’avoir été à 76 % la veille par ceux de l’Union dentaire (UD), permettant ainsi son entrée en vigueur en plusieurs étapes, entre 2020 et 2021, pour la partie « RAC zéro ».

L’accord, qui prévoit une revalorisation des tarifs des soins courants (caries, détartrage…) en échange d’un plafonnement des tarifs des prothèses, est jugé « historique » par Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), qui devait en présenter le détail lundi 4 juin. « Cela permet de sortir d’un cercle vicieux où depuis vingt-cinq ou trente ans les actes prothétiques devenaient de plus en plus chers pour compenser la faiblesse des tarifs des soins conservateurs à tarifs opposables [pris en charge par la Sécu et les complémentaires] », explique-t-il au Monde. Coût de l’opération : 1,2 milliard d’euros sur cinq ans, dont 717 millions à la charge de la Sécu et 505 millions pour les complémentaires santé.