Etudes de santé : fin des épreuves classantes nationales pour les futurs médecins

Les épreuves classantes nationales (ECN), qui ont remplacé l’internat, vont disparaître au profit d’évaluations en fin de 5e et 6e années, portant également sur les compétences cliniques et relationnelles des étudiants.

Une « petite révolution ». Le mot revient dans toutes les bouches des acteurs du monde de la santé. Jeudi 5 juillet, le gouvernement a posé une première pierre dans sa réforme des études de médecine, en gestation depuis plusieurs mois.

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, et son homologue à la santé, Agnès Buzyn, ont annoncé la fin prochaine des épreuves classantes nationales (ECN), qui interviennent à l’issue de la sixième année de médecine pour déterminer la spécialité que rejoindront les futurs praticiens.

Derrière cette décision d’ordre académique, c’est le profil des futurs médecins qui est en jeu. Ces épreuves sont largement décriées depuis plusieurs années par les doyens de médecine et les étudiants, comme un examen trop théorique et éloigné des compétences des étudiants qui devraient êtrecentrales pour décider de leur carrière.