L’interdiction des soins funéraires aux séropositifs a été levée

La levée de cette mesure jugée discriminatoire était réclamée de longue date par les associations de lutte contre le sida. Les défunts porteurs du VIH ou d’hépatites pourront désormais recevoir des soins funéraires, ce qui leur était interdit depuis 1986. Un arrêté signé de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a été publié au Journal officiel, jeudi 20 juillet. La mesure prendra effet le 1er janvier.

Les soins de conservation des corps – dits thanatopraxie –, qui visent à retarder le processus de décomposition, consistent en particulier à injecter dans le système vasculaire un produit antiseptique et conservateur à la place du sang.

Ces soins étaient jusque-là interdits aux personnes décédées séropositives et atteintes d’hépatites en vertu de deux textes datant de 1986 puis 1998, par crainte de contamination.

Selon l’arrêté publié jeudi, le sida et les hépatites ont été retirés de la liste des maladies concernées par cette interdiction.