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Me Ousseynou Fall: «L’arrêt de Demba Kandji est déjà rédigé par l’exécutif»

Ils ne plaident plus dans la salle 4 du palais de justice pour Khalifa Sall, mais les avocats de la défense n’ont pas abandonné le combat. Hier, ils ont tenu une conférence de presse pour fustiger l’attitude de la Cour d’appel de Dakar. Me Ousseynou Fall est même allé plus loin pour dire que «l’arrêt de Demba Kandji est déjà rédigé par l’exécutif». Néanmoins, la défense va continuer le combat, mais devant la Cour suprême et le Conseil constitutionnel. 
  
Expulsé de l’audience après son altercation avec le juge Demba Kandji, Me Ousseynou Fall n’a pas abandonné, pour autant, son combat pour son client. Hier, lors d’une rencontre des avocats de la défense avec la presse, la robe noire est revenue sur cette affaire pour parler de l’attitude «méprisante» du juge à leur encontre. Me Fall est allé encore plus loin dans ses prédictions par rapport à ce dossier. «Mes confrères ont décidé de ne plus jouer les acteurs d’une parodie de justice. Parce que la messe a été déjà dite par Macky Sall», fustige Me Fall, qui poursuit : «le juge Demba Kandji a déjà son arrêt rédigé par l’exécutif». 
Selon lui, c’est cela qui explique leur décision de se retirer du dossier. Mais, ce n’est pas le seul point qui a suscité l’ire des avocats du maire de Dakar. Si l’on en croit Me El Mamadou Ndiaye, ils ont formulé neuf requêtes, mais la Cour d’appel n’a donné suite favorable à aucune de ces demandes. Elle les a toutes rejetées. «Il ne reste que le fond et nous savons qu’ils vont le rejeter», a regretté cet autre avocat de Khalifa Sall. Me Ndiaye d’ajouter : «ce procès n’est pas équitable ; la balance n’est pas équilibrée, mais le combat continue». 
  
9 requêtes rejetées 
  
Pour continuer leur combat, les conseils de la défense envisagent de saisir les juridictions internationales. Mais, selon Me Alioune Cissé, ils vont d’abord commencer par les juridictions nationales. «On ira à la Cour suprême pour la saisir sur toutes les requêtes qui ont été rejetées. Mais, on va aussi saisir le Conseil constitutionnel, parce que ce n’est pas à la Cour d’appel de dire si notre demande est sérieuse ou pas. Mais, s’il ne veut pas transférer le dossier au Conseil constitutionnel, nous allons le faire», informe l’avocat. Les conseils de la défense ont tenu à préciser, par ailleurs, qu’ils n’ont pas boycotté le procès puisqu’ils y étaient, mais plutôt qu’ils se sont retirés. «C’est une autre méthode de défense ; c’est une défense de rupture. Nous allons laisser Demba Kandji seul avec sa conscience», a expliqué Me Khoureïchi Ba. A la question de savoir si, en agissant ainsi, ils n’ont pas livré leur client, Me Amadou Ali Kane répond : «le juge n’est pas là pour condamner. Il est là pour appliquer la loi, même si la personne poursuivie n’a pas d’avocat». 
  
La Cour suprême et le Conseil constitutionnel seront saisis 
  
Par rapport à l’annonce faite par le maire de Dakar et selon laquelle il est candidat à l’élection présidentielle, Me Khoureïchi Ba a soutenu : « jusqu’à cet instant, il est électeur et il est éligible, pour l’avenir nous ne pouvons rien dire». Les avocats de Khalifa Sall se sont aussi portés en faux contre la décision du juge Demba Kandji, par rapport aux 35 millions de francs qui leur ont été alloués par la Cour de justice de la Cedeao et dont le juge d’appel retient qu’il suffit à couvrir la réparation. A les en croire, «c’est un raisonnement méprisable» de la part de Demba Kandji. «Et pour la violation de la présomption d’innocence ? Et pour la violation du droit à l’assistance d’un conseil dès l’interpellation ? Comment réparer ?», peste Me Khoureïchi Ba.