Opposition contre Macky – Un front dur en gestation

Au lendemain des élections législatives très controversées, l’opposition ne veut pas aller vers une autre élection aussi cruciale que celle de 2019 en laissant Macky Sall et son régime rester les maîtres «uniques» du jeu. Si Me Abdoulaye Wade et les membres de la coalition gagnante Wattù Senegaal ont déjà annoncé la couleur en faisant savoir qu’ils s’opposeront de toute leur force pour faire face, une autre partie de l’opposition ne compte pas rester les bras croisés et devenir de simples spectateurs.

À ce propos, actunet est en mesure d’écrire que des caciques de l’opposition ont déjà donné leur accord au pape du Sopi, pour construire avec lui un front très large pour en découdre avec le régime. S’il est déjà indiqué que le patron des libéraux a rencontré des pontes de la trempe de Malick Gakou et Cie, il est surtout signalé que les différents camps vont se rencontrer à nouveau pour peaufiner des stratégies de guerre. Leur premier combat n’est autre que le départ d’Abdoulaye Daouda Diallo du département de l’Intérieur à défaut de confier l’organisation des futures élections à une personnalité neutre.

D’ailleurs, actunet révèle qu’incessamment, les premières actions de l’opposition ne vont pas tarder. Entre les leaders, il se dit que la date est l’objet de toutes les discussions. Autrement dit, attendre que la fête de la Tabaski soit célébrée ou plutôt anticiper sur une grosse première action bien peu avant cette grande fête musulmane. Il faut également compter des missions à l’étranger et surtout dans les pays où résident un nombre important de sénégalais. En effet, pour l’opposition, il est aujourd’hui nécessaire de démontrer qu’elle ne compte plus laisser passer des « manquements aussi graves comme constaté lors des élections législatives du 30 juillet ». Ce qui a fait dire à Me Abdoulaye Wade, tête de liste nationale de la coalition gagnante Wattù Senegaal que le scrutin était bien organisé, il est clair que Macky Sall ne serait même pas en troisième position. Pour sa part, Abdoul Mbaye, tête de liste de la coalition Joyyanti a laissé entendre que n’eut été la venue du pape du Sopi, les choses seraient encore pires. Maintenant que l’on se dirige vers la date cruciale de la prochaine présidentielle, l’opposition (une partie pour le moment), a compris qu’il fallait former un front dur pour s’opposer à Macky Sall et à son régime.