Philippines: l’ONU pointe une augmentation des atteintes aux droits de l'homme

L'ONU vient de publier lundi 31 juillet un nouveau rapport à charge contre le pouvoir philippin. Depuis son arrivée au pouvoir il y a tout juste un an, le président Rodrigo Duterte a lancé une guerre sans merci contre les trafiquants de drogue et délinquants qui a fait jusqu'ici des milliers de morts. Mais le rapport pointe cette fois-ci la multiplication des attaques dont sont victimes les défenseurs des droits de l'homme et les communautés autochtones.

Les conclusions du rapport sont alarmantes. Les experts ont répertorié une augmentation importante des cas de violences, d'homicides, d'actes d'intimidation et de harcèlement contre les défenseurs des droits de l'homme aux Philippines.

Parmi les victimes, figurent également les représentants syndicaux, les agriculteurs et les membres de leurs familles, mais aussi les défenseurs des peuples autochtones, notamment des Lumad, qui vivent sur l'île de Mindanao et qui ont été victimes selon ce même rapport de violences très graves.

L'ONU s'inquiète également de la hausse des cas d'exécutions sommaires, y compris d'enfants et demande au gouvernement philippin d'agir au plus vite pour mettre un terme à cette situation.

Les Philippines connaissent depuis l'arrivée au pouvoir du président Rodrigo Duterte une hausse importante d'homicides. Plus de 3 000 personnes ont été tuées par la police dans la lutte antidrogue, des milliers d'autres ont péri dans des circonstances inexpliquées.

Dernière victime en date : un maire soupçonné par le président lui-même, de trafic de drogue et qui a été abattu ce dimanche lors d'une opération de police. Malgré cela, Duterte jouit d'une très forte popularité et s'est récemment engagé à poursuivre aussi longtemps que nécessaire son implacable guerre antidrogue.