Pour Airbus, les emmerdes volent en escadrille

L'avionneur européen doit désormais rendre des comptes au département d'Etat américain sur ses ventes de matériel militaire, alors qu'il est déjà dans le collimateur de plusieurs justices européennes.

L'avionneur européen doit désormais rendre des comptes au département d'Etat américain sur ses ventes de matériel militaire, alors qu'il est déjà dans le collimateur de plusieurs justices européennes.

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    Et de quatre pour Airbus. Déjà mis en cause devant l’organisme anti-fraude britannique (SFO), le parquet national financier à Paris et le parquet de Vienne en Autriche, la compagnie doit désormais composer avec les autorités américaines. Le constructeur aéronautique européen a annoncé, ce mardi 31 octobre, avoir «découvert des inexactitudes dans ses déclarations faites au département d’Etat américain au titre de la commercialisation d’armes». En clair, Airbus explique qu’il a été contraint de prévenir le ministère des Affaires étrangères, à Washington, d’un possible non-respect de la loi fédérale. En effet, à chaque fois qu’un équipement militaire est vendu dans le monde, il doit impérativement respecter une procédure très pointilleuse, dès lors que des composants issus de l’industrie américaine figurent dans la fabrication.

     

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