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Prépas / grandes écoles : comment éviter la « rupture » pédagogique

Les prépas et les grandes écoles sont-elles bien une vraie filière en cinq ans ? Ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. L’Aphec (Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales) et un groupe d’écoles de management ont planché ensemble pour que la question ne se pose plus. Leurs premières conclusions viennent d’être révélées.

Un groupe pilote

Réunies au sein du Chapitre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles, une dizaine d’écoles (Skema, ESCP Europe, Kedge, etc.) ont travaillé de longs mois avec l’Aphec pour présenter en juin leurs recommandations sur « l’amélioration du continuum CPGE / grandes écoles de management. « L’entrée dans le programme grande école est difficile pour beaucoup de nos élèves qui subissent une sorte de « dépressurisation » tout en devant s’adapter à une nouvelle pédagogie », analyse Alain Joyeux, le président de l’Aphec.

« Nous voulons transformer cette rupture apparente pour que chacun puisse anticiper ce qu’il lui sera demandé dans une filière en cinq ans qui se porte bien quoi qu’on dise parfois des prépas », souligne le directeur des programmes de Skema BS, Patrice Houdayer, qui a présenté les préconisations du groupe de travail. Dans cet esprit le groupe d’écoles estime qu’il faudrait « informer le plus vite possible les élèves et les professeurs de CPGE, mais aussi les équipes dans les lycées qui les reçoivent, de ce qu’est exactement et comment elle permet par exemple de travailler dans de nombreux secteurs, du marketing aux ONG ».

Comment éviter la rupture ?

« On parle depuis 30 ans d’un certain désenchantement qui intervient en raison de la rupture pédagogique entre des prépas qui proposent beaucoup d’heures de cours, des khôlles, un encadrement de chaque instant et des écoles dans lesquelles il faut au contraire consacrer trois ou quatre heures d’apprentissage pour chaque heure de cours », analyse Patrice Houdayer. Les écoles varient les formats d’apprentissage en mêlant cours classiques, cours en groupe, restitutions de travaux. Elles insistent de plus en plus sur la bonne préparation des cours par les élèves afin que le professeur soit de plus en plus un « facilitateur » capable d’insister sur des points précis plutôt que délivrer des cours magistraux. « Un de nos atouts c’est aussi de recevoir des étudiants du monde entier et ainsi de pouvoir aborder les grands enjeux internationaux avec des étudiants directement concernés », reprend Patrice Houdayer. Autant de formats, de méthodes, qui doivent compléter le travail fait en prépa sans s’y opposer.