Violences campagne – Sévir contre qui ? (Libre-pensée)

Depuis son lancement, il y a tout juste dix jours, la campagne électorale en perspective des législatives est émaillée par des scènes de violences d’une grande barbarie. Chaque et dans chaque contrée, l’on note des attaques et contre-attaques où mort d’homme peut se produire. 

Et, sans se soucier de la sécurité de leurs militants et sympathisants, les leaders concernés, bien encadrés par leurs gros-bras, se permettent d’être au cœur d’une folie qui ne dit pas son nom. Malheureusement, à tous les coups, ce sont des innocents qui sont violentés, poignardés, raillés de coups. Le sang gicle. 

Ce qui a poussé d’aucuns à affirmer que l’Etat va sévir et des arrestations pourraient effectivement devenir une réalité. Car, il faut le signaler, des vidéos et autres images existent et il est le plus souvent très facile de pouvoir identifier les vrais fautifs. Un exemple tout à fait banal. Les scènes de violences survenues à Rufisque, permettent de voir des «géants», habillés en tuniques bleues sombres, armés de coupe-coupe et autres armes pouvant semer le chaos. Et, tout le monde sait pour qui ils travaillent. 

Hier, au niveau de Orofondé dans le département de Podor, c’est la caravane de Me Aïssata Tall Sall qui a été attaquée par des nervis que l’on dit proches du député Farba Ngom qui disait récemment que le Fouta est le titre foncier de Macky Sall. Les exemples font légion. À ce titre, s’il doit y a voir arrestations, qui arrêter ? La question mérite d’être posée parce que les scènes de violences ne sont pas uniquement une marque de fabrique de l’opposition. Parmi elle, certaines troupes ont provoqué des caravanes du pouvoir. Et vice-versa. 

Ce qui veut dire qu’il ne faudra uniquement pas sévir contre un camp parce qu’appartenant à l’opposition. Il faut tout simplement sévir contre tous ceux qui ont été identifiés comme étant au cœur des violences constatées. Autrement dit, pouvoir d’abord et avant tout (c’est ma pensée), puis opposition pour donner l’exemple et sonner la fin de la récréation en montrant qu’il n’y a pas de deux poids deux mesures. 

Abdoulaye Mbow (actunet.net)